CH: Alex Belzile partait de loin cette saison
Les performances d’Alex Belzile inspirent grandement au sein des Canadiens cette saison. Tant chez les médias, les partisans, les entraîneurs et les joueurs, le natif de Rivière-du-Loup s’attire de plus en plus les éloges. On parle même d’un poste à temps plein pour la prochaine saison.
«Je me fous de son âge, je le prends dans mon équipe n’importe quel jour de la semaine,» mentionnait Jake Allen le 7 mars dernier. Le gardien n’est pas le seul à vanter le travail de Belzile depuis son rappel. L’entraîneur-chef a salué le travail de son joueur il y a deux jours. Au lendemain de ces déclarations, Belzile a ajouté un but à sa fiche contre les Rangers. Il s’agissait d’un troisième match consécutif avec un but.
«Je pense qu’il montre qu’il peut jouer dans la NHL. Maintenant, est-il un joueur de soutien, un régulier ? Je ne sais pas, mais plus il passe du temps ici, plus il se donne des arguments pour rester. Il fait un merveilleux travail,» expliquait St-Louis le 8 mars dernier.
Un tel dénouement pour la saison 2022-2023 est remarquable pour Alex Belzile. Ce dernier partait de loin cette année. Plus loin qu’on le croit en fait.
Début de saison difficile
Alex Belzile n’a pas connu un bon début de saison. Le capitaine du Rocket de Laval a tardé à produire, mais aussi à avoir un impact sur la patinoire. Heureusement, le leadership dont fait preuve l’attaquant de 31 ans ne fut nullement affecté par cette période creuse dès le lancement de la saison. C’est après un voyage à Abbottsford que la formation et son capitaine se sont soudainement réveillés. Il faut dire que l’entraînement punitif de Jean-François Houle a aussi eu son effet au retour de ce voyage pénible. Or, l’attaquant nous expliquait après le match du 6 janvier la raison pourquoi son début de saison fut difficile.
«Les dix premières parties de la saison, ce n’est pas pour chercher d’excuses, mais je ne jouais pas à mon plein potentiel. J’avais des petites blessures à gauche et à droite. J’essayais de jouer malgré tout, mais un moment donné j’ai pris un temps de recul pour revenir en santé.»
Les statistiques appuient l’auto-évaluation de Belzile fournie cette journée-là. Du début de la saison jusqu’au fameux voyage à Abbottsford, Belzile ne cumulait que 4 maigres points en 12 rencontres. Un rendement faible et l’énergie déployée sur la patinoire n’étaient pas la même non plus que ce qu’il nous a offert par la suite. Un bel ajustement en lien avec la guérison de ses petites blessures. Le chemin parcouru pendant la saison est digne de mention. Belzile a joué blessé, a dû relever le défi d’être capitaine dans une équipe qui se cherchait, a vu ses coéquipiers être rappelé, mais pas lui.
Pas dans ses préoccupations
Alex Belzile confiait à ma collègue Jessika, rédactrice qui couvre les activités du Rocket pour TSLH, qu’un rappel à Montréal ne faisait pas partie de ses préoccupations. Le vétéran était pleinement conscient, en janvier lorsqu’Anthony Richard en était à son premier rappel, que les saisons sont longues et que tout peut changer rapidement. En bon capitaine, il n’avait pas senti le besoin d’avancer qu’il souhaitait être rappelé, mais préférait vanter le mérite de Richard lorsqu’il fut rappelé.
Lorsque ce fut son tour, Belzile n’allait pas rater l’occasion. À Laval, on a su instaurer une culture au sein du vestiaire et Belzile fait partie prenante de ce changement. Maintenant, il s’impose à Montréal dans un contexte qui n’est pas toujours facile. L’équipe perd, les blessures s’empilent et à 31 ans, tu veux saisir cette opportunité pleinement. Belzile le fait et le fait bien.
Peut-il aspirer à un poste l’an prochain ? C’est certain qu’un rappel en fin de saison dans un contexte où la saison est terminée, c’est une situation différente que d’entamer une saison complète dans l’alignement. L’aspect mental peut être bien différent. Présentement, Belzile est en mode audition. L’an prochain, il serait en mode survie dans l’alignement. Une façon différente d’aborder les choses, mais le mental fort de Belzile pourrait lui permettre de relever ce défi. C’est un vétéran d’expérience de plus de 11 saisons dans le hockey professionnel. Ce n’est pas rien.
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