La course aux séries dans l’Est bat déjà son plein à la mi-saison !
Le cap de la mi-saison vient d’être franchi dans la LNH. Habituellement, à ce point-ci, plusieurs équipes ont déjà abandonné l’idée de participer aux séries éliminatoires. Mais ce n’est pas du tout ce qui se passe dans l’association Est de la ligue. En effet, pratiquement aucune équipe ne peut être complètement écartée des séries au moment d’écrire ces lignes.
La situation est différente dans l’association Ouest alors que les Blackhawks, les Sharks, les Predators et même le Kraken peuvent être considérés comme étant déjà « éliminés ». Tandis que dans l’Est, les Sabres, présentement derniers de l’association, tiennent encore le coup, neuf points derrière les Blue Jackets qui occupent le dernier échelon donnant accès aux séries éliminatoires. Mais l’espoir ne tient qu’à un fil pour Buffalo. Ils devront enchaîner les victoires prochainement pour se maintenir dans la course, eux qui ont perdu quatre de leurs six derniers matchs.
Quatre points devant les Sabres se trouvent les Islanders (41 pts), suivi des Rangers (42), des Flyers (43) et des Penguins (44). Peu d’experts s’attendent à ce que les Flyers fassent partie de cette course à long terme, tout comme les Islanders qui continuent de devoir composer avec plusieurs blessures.
Les Rangers, un géant endormi?
Les déboires des Rangers, malgré une formation remplie de talent, ont fait couler beaucoup d’encre dans les dernières semaines. Avec quatre victoires en six matchs depuis le début de l’année 2025, la machine new-yorkaise est-elle repartie? Avec la qualité des joueurs qu’ils possèdent, une remontée des Blueshirts au classement est plausible.
En ce qui concerne les Penguins, ils semblent se retrouver dans le même genre de situation que lors des deux saisons précédentes, à quelques points de la fameuse ligne rouge, synonyme d’invitation au tournoi printanier. En 2023, les Pens avaient raté les séries par un point, puis par trois en 2024. Sidney Crosby et sa bande voudront éviter que ce scénario crève-cœur se répète à nouveau cette saison, mais la compétition est féroce.
Devant eux, avec 44 points également, mais trois matchs joués de moins, on retrouve les Red Wings, et bien sûr, les Canadiens, qui ont exactement le même dossier. N’ayant pas fait les séries depuis 2016 et étant plus avancés dans leur reconstruction que le CH, les Red Wings ont moins d’excuses que les Montréalais. Ils sont d’ailleurs revigorés par la venue de leur nouvel entraîneur, Todd McLellan. Depuis son arrivée, l’équipe a remporté sept de ses huit matchs.
Mélange entre espoir et réalisme pour le CH
Il est bien plus surprenant de retrouver les Canadiens dans cette course, comparativement aux Wings ou aux Penguins. C’est pourquoi les amateurs ne doivent pas être déçus si le Tricolore venait à glisser. Ceci étant dit, le CH joue très bien par les temps qui courent et mériterait de se tailler une place en séries, s’ils conservent cette cadence.
Ne reste plus qu’à aborder le cas des Sénateurs, qui comme les Wings, espèrent désespérément se qualifier pour les séries après de longues années de reconstruction. Ils ont présentement un point de plus que Détroit et Montréal au classement. Si les Capitals, Maple Leafs, Devils, Hurricanes, Panthers et Lightning semblent plutôt confortables, ce n’est pas le cas des Bruins et des Blue Jackets, qui occupent les deux derniers rangs donnant accès aux séries avec 47 et 46 points.
Ces deux équipes ont cependant joué plus de matchs que leurs plus proches poursuivants, ce qui offre un avantage à ces derniers. Les Blue Jackets représentent une belle histoire avec le décès tragique de Johnny Gaudreau survenu cet été. Ils peuvent compter sur d’excellentes saisons de Zach Werenski, Kirill Marchenko et Sean Monahan notamment. Mais parviendront-ils à garder le cap? Beaucoup de doutes entourent aussi les Bruins qui n’ont pas une saison satisfaisante avec des enjeux autant sur qu’en dehors de la glace.
C’est donc dire que tout, mais absolument tout, est encore possible dans l’Est. De multiples possibilités sont à envisager et il est bien difficile de prédire quelles équipes décrocheront les deux dernières places disponibles pour cette danse printanière.
Ce qu’il y a de plus déroutant, c’est qu’il reste encore quatre mois à cette course infernale! Les partisans ne s’en plaindront pas!
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